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fiche de connaissance

Fiche : facteurs qualité des logiciels

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Facteurs qualité des logiciels

Fiche de capitalisation Delf. Définir les caractéristiques de l’utilisation du logiciel (manipulation, exploitation, correction des erreurs et prise en compte des évolutions).

Fiche 6 – 1 : Les facteurs Qualité

Fiche 6 – 2 : Les critères Qualité

Fiche 6 – 3 : Métrique et contrôle


FICHE N° 6 – 1  : Les facteurs qualité

I – Utilisation :

Le maître d’ouvrage doit exprimer le besoin en terme de qualité logiciel (utilisation). J. McCall  propose une liste de facteurs qualités, classé suivant différents point de vue.

II – Principes :

Il s’agit ici de mettre en évidence les facteurs à privilégier (ce n’est pas parce que l’on a pas signalé le facteur maintenabilité que le logiciel ne sera pas maintenable). Quatre points de vue sont abordés : le fonctionnel, l’utilisation,la maintenance et l’économique.

1. Point de vue « fonctionnel » :

  • Pertinence : C’est la capacité de répondre au problème de l’entreprise.
  • Adéquation : C’est l’adéquation du logiciel à l’organisation et aux procédures de l’entreprise.
  • Généralité :C’est l’aptitude de la solution à résoudre des problèmes de portée plus large que le contexte particulier du projet.

2. Point de vue « utilisation » :

  • Maniabilité : Aptitude du logiciel à être convivial et simple d’emploi.
  • Fiabilité : Aptitude du logiciel à accomplir sans défaillance l’ensemble des fonctions spécifiés dans un document de référence pour une durée d’utilisation donnée.
  • Efficience : Aptitude du logiciel à minimiser l’utilisation des ressources disponibles.
  • Confidentialité : Aptitude du logiciel à être protégé contre tout accès par des personnes non autorisées, aussi bien en que hors exploitation.
  • Couplabilité (ou interopérabilité) : Aptitude du logiciel à communiquer ou interagir avec d’autres système.

3. Point de vue « maintenance » :

  • Maintenabilité : Aptitude avec laquelle on peut corriger les erreurs résiduelles et à évoluer facilement.
  • Portabilité : Aptitude à transférer le logiciel dans un autre environnement.

III – Démarche :

La démarche consiste, au cours d’un dialogue maître d’œuvre – maître d’ouvrage à expliciter les facteurs correspondants à la qualité attendue du logiciel, puis à les décliner en critères (voir fiche suivante).


FICHE N° 6 – 2  : Les critères qualité

I – Utilisation :

Les facteurs qualités attachés aux point de vue fonctionnels et financier ne se déclinent pas en critères, les autres facteurs sont caractérisés par des critères qui vont permettre d’affiner la démarche.

II – Principes :

  • La maniabilité comporte trois critères :
    1. La communicabilité est la capacité du logiciel de permettre un dialogue aisé entre l’humain et la machine.
    2. L’exploitabilité est la facilité à mettre en œuvre et à utiliser le logiciel (sauvegardes, restauration, reprise en cas d’erreur, etc.).
    3. La facilité d’apprentissage est la capacité du logiciel à être utilisé rapidement par un utilisateur final.
  • La fiabilité se décline aussi en trois critère:
    1. La complexité du code.
    2. La tolérance aux fautes est la possibilité de limiter les effets d’une perturbation interne ou externe, sur le logiciel.
    3. L’auditabilité est la capacité du logiciel de permettre de retrouver rapidement et aisément la trace d’une opération.
  • L’efficience :
    1. La place mémoire.
    2. La vitesse d’accès aux périphériques
    3. Les temps de réponse, etc.
  • La confidentialité :
    1. La protection du code et des données est la limitation, en exploitation ou non, des accès à des personnes autorisées.
    2. La mémorisation des accès est l’historisation des accès au données et aux fonctions.
  • La couplabilité (ou interopérabilité) :
    1. La standardisation des données est la compatibilité des données avec des standards de représentation.
    2. La standardisation des interfaces.
  • La maintenabilité :
    1. La lisibilité est la capacité d’un logiciel et de sa documentation ade pouvoir être lus par d’autres personnes que leur auteur.
    2. La modularité représente l’indépendance des composants.
    3. La traçabilité permet de retrouver l’origine des éléments.
    4. L’adaptabilité est l’aptitude du logiciel à évoluer aisément.
  • La portabilité :
    1. La banalité d’emploi traduit l’indépendance de la fonction par rapport à l’application
    2. L’indépendance est le degré de liberté du logiciel par rapport à l’environnement.
    3. La qualité de la documentation sur le fond et la forme.

FICHE N° 6 – 3  : Métrique et contrôle

I – Utilisation :

A chaque critère on doit associer une métrique afin de pouvoir mesurer l’atteinte du critère. Chaque exigence qualité traduite en critère doit être contrôlé par la maîtrise d’ouvrage (équivalent à la recette fonctionnelle).

II – Principes :

  1. Exemple de métrique de communicabilité : Nombre maximum de données par fenêtre, nombre maximum de « clic » pour obtenir une information.
  2. Exemple de métrique de facilité d’apprentissage : durée d’apprentissage.
  3. Exemple de métrique de complexité du code : indicateurs de MacCabe, de Halstead , nombre de lignes.
  4. Exemple de métrique pour la tolérance aux fautes : pas d’écart avec la situation précédant la faute, ou délai maximum de « réparation ».
  5. Exemple de métrique pour l’auditabilité : délai pour retrouver la trace de l’opération.
  6. La place mémoire : donner valeur maximum.
  7. La vitesse d’accès aux périphériques : donner valeur maximum.
  8. Les temps de réponse : donner valeur maximum.
  9. Exemple de métrique pour la protection du code et des données : soit donner les règles de protection, soit un délai minimum de résistance à une agression.
  10. La mémorisation des accès : donner les règles de mémorisation.
  11. La standardisation des données : donner les standards.
  12. La standardisation des interfaces : donner les standards.
  13. La lisibilité, la modularité, la traçabilité : donner les règles concernant l’écriture et la documentation du logiciel.
  14. Exemple de métrique pour l’adaptabilité : donner des délais de prise en compte en fonction d’une typologie des adaptations.

III – Démarche :

Ces métriques se donnent à priori, elles doivent figurer au « plan de développement » et l’atteinte de ces exigences doit être « réceptionné » par la maîtrise d’ouvrage.