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Fiche estimation des charges

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Fiche estimation des charges

Evaluer l’effort humain nécessaire pour réaliser le projet. Cette évaluation approximative permet :

  • De déterminer une « enveloppe » en jour – humain ou en € avec laquelle le projet peut se réaliser.
  • De faire une estimation de rentabilité de l’investissement.
  • Permettre d’évaluer une durée vraisemblable du projet.

Fiche 1 – 1 : Méthode Delphi.

Fiche 1 – 2 : Méthode de répartition proportionnelle.

Fiche 1 – 3 : Méthode d’évaluation analytique ou méthode des abaques.

Fiche 1 – 4 : Méthode des points fonctionnels

Fiches 1 – 5 : Ratios.

Commentaires :

  1. Les méthodes présentées dans les fiches 1-1 à 1-4, s’arrêtent à la livraison du logiciel pour réception.
  2. Il faut y ajouter la charge des étapes avals, ou du moins la participation maîtrise d’œuvre à ces étapes ; la charge de gestion de projet et la charge pour les imprévus. Ces charges sont présentées dans la fiche 1–5.

FICHE N° 1-1 : Méthode DELPHI

I – Utilisation :

Cette méthode est à utiliser si on dispose de peu d’informations sur le projet, c’est à dire plutôt dans les actions d’assistance à maîtrise d’ouvrage.

II – Principes :

Cette méthode est basée sur du jugement d’expert, elle consiste à rechercher des analogies avec des projets déjà menés dans ou hors de l’entreprise. Elle propose une mise en commun des expériences et des jugements des intervenants. Les intervenants doivent avoir une réelle expérience dans la réalisation de projets.

III – Démarche : 

Cette méthode a une démarche en six points :

  1. Une présentation du projet est effectuée par un animateur, et un jeu de questions/réponses permet de comprendre le problème.
  2. Individuellement, chaque expert effectue une évaluation des charges en utilisant sa propre expérience.
  3. Les évaluations sont rendues publics, mais restent anonymes. Un débat a lieu ce qui permet aux experts d’affiner leur approche du projet.
  4. Individuellement chaque expert revoit son évaluation de charge en tenant compte des apports du point précédent.
  5. Les nouvelles évaluations sont rendues publics avec le nom de l’expert et chacun peut justifier son jugement.
  6. Après une révision en commun on arrive en général a un consensus.

Commentaires :

Méthode efficace mais coûteuse en jours - hommes. A utiliser sur de gros projets


FICHE N° 1-2  : Méthode de répartition proportionnelle

I – Utilisation :

Cette méthode peut être utilisée de trois manières :

  1. Une évaluation des charges globales du projet est réalisé avec une méthode (Delphi, évaluation analytique, points fonctionnels, etc.) et on cherche à répartir les charges sur les autres : c’est l’utilisation « descendante ».
  2. La charge d’une étape à été évaluée avec une autre méthode et on cherche à déduire avec cette méthode, la charge des autres étapes : c’est l’utilisation ascendante. Cette utilisation est déconseillées en raison de la proportionnalité qui peut donner des résultats aberrants par multiplication des écarts d’origine.
  3. En cours du déroulement du projet, on a observé le temps consommé sur les étapes amont et on veut en déduire la charge des étapes à venir :  c’est  l’utilisation « dynamique ».

II – Principes :

Cette méthode est basée sur l’observation d’une proportionnalité entre les charges de réalisation des diverses étapes du cycle de vie d’un projet.

III – Démarche :

Les ratios habituellement observés sont :


ETAPESRATIO
Cahier des charges (étude préalable10 % du total du projet (jusqu’à la livraison du logiciel pour réception)
Etudes détaillées (SFG et SFD)20 à 30 % du total du projet
Etude technique (ST)5 à 15 % de la charge de réalisation + tests unitaires + tests d’intégration.
Réalisation et tests (unitaires et intégration)Deux fois la charge d’étude détaillée.

Commentaires :

  1. Ces ratios sont à affiner en tenant compte des spécificités de l’entreprise.
  2. Pour information, les ratios pour le cahier des charges sont :
    1. Phase d’observation (Etude de l’existant) : 30 à 40 % de la charge de cahier des charges.
    2. Analyse/organisation : 50 à 60 % de la charge de cahier des charges.
    3. Appréciation : 10 % de la charge de cahier des charges.
  3. Cet méthode est à utiliser en complément d’une autre méthode.

FICHE N° 1-3 : Méthode d’évaluation analytique

I – Utilisation :

Cette méthode est utilisée par les informaticiens et doit être le fruit d’une capitalisation. Elle a toute sa raison d’être au niveau des « spécifications techniques » (ST) mais peu être « extrapolée » au niveau des spécifications fonctionnelles détaillées (SFD).

II – Principes :

Les unités d’œuvre utilisées pour cette méthode sont une typologie de programmes et un niveau de complexité. Bien entendu, les poids standard affectés aux programmes varient en fonction de la technologie utilisée.

III – Démarche : 

Le tableau suivant est un exemple des abaques à produire.

Langages procéduraux  (Cobol, etc.) :


Type de programmeFacileMoyenComplexeTotal
NbrePoidsTotNbrePoidsTotNbrePoidsTot
Menu
0,25

0,5

1

Mise à jour
1

2,5

4

Consultation
1,5

3

5

Impression
1

2

4

TOTAL









Commentaires :

  1. Il faut bien définir ce que contient la tâche chiffrée ; par exemple : écriture, tests unitaires, tests d’intégration, documentation.
  2. Les poids sont à élaborés par capitalisation d’expérience.

FICHE N° 1-4  : Méthode des points fonctionnels

I – Utilisation :

Cette méthode a toute sa raison d’être au niveau des « spécifications fonctionnelles détaillées » (SFD) mais peu être « extrapolée » au niveau du cahier des charges.

II – Principes :

Cette méthode propose de faire une évaluation des charges à partir de la vision externe du futur produit. La vision externe est la vision que peut avoir un utilisateur du produit, par opposition à la vision interne, qui est la vision du technicien. Elle s’appuie sur cinq type d’unité d’œuvre (Groupe logique de données internes (GDI),  Groupe logique de données externes (GDE), Entrées (ENT), Sorties (SOR) et Interrogations (INT)) et sur trois niveaux de complexité : Faible, moyen, élevé. A chaque couple type d’unité d’œuvre / niveau de complexité correspond un nombre de points fonction. Puis des règles permettent de passer des points fonction à la charge.

III – Démarche : 

1 Dénombrement des GDI et détermination (simplifiée) de leur complexité. Un GDI est un groupe de données perçu comme étant logiquement liées (classe entité de UML) et géré par le logiciel.  DE = Données élémentaires


1 à 19 DE20 à 50 DE> 50 DE
GDI faibleGDI moyenGDI élevé
FaibleMoyenElevée
7 points fonct10 points fonct15 points fonct

2 Dénombrement des GDE et détermination (simplifiée) de leur complexité. Un GDE est un groupe de données perçu comme étant logiquement liées (classe entité de UML) et non géré par le logiciel. 


1 à 19 DE20 à 50 DE> 50 DE
GDI faibleGDI moyenGDI élevé
FaibleMoyenElevée
5 points fonct7 points fonct10 points fonct

3 3. Dénombrement des ENT et détermination de leur complexité. Une ENT est une fonction qui « entre » des informations dans le produit. Une ENT permet de saisir et d’interroger un certain nombre de DE, et utilise en lecture ou en mise à jour des Groupes de Données Référencées (GDR) qui sont des GDI ou des GDE. Il en est de même pour les INT



1 à 5 DE6 à 19 DE> 19 DE
ENT faibleENT moyenneENT élevée
0 ou 1 GDRFaibleFaibleMoyenne
3 points fonct5 points fonct6 points fonct
2 à 3 GDRFaibleMoyenneElevée



4 GDR ou +MoyenneElevéeElevée



4 4. Dénombrement des SOR et détermination de leur complexité. Une SOR est une fonction qui externalise des informations transformées.



1 à 5 DE6 à 19 DE> 19 DE
SOR faibleSOR moyenneSOR élevée
0 ou 1 GDRFaibleFaibleMoyenne
4 points fonct5 points fonct7 points fonct
2 à 3 GDRFaibleMoyenneElevée



4 GDR ou +MoyenneElevéeElevée



5 5. En fin de cahier des charges : 1,5 à 2 jours par points fonction. En fin de SFD : de 1 à 1,5 jours par points fonction.


FICHE N° 1-5  : Ratios

I – Utilisation :

Nous présentons ici les autres charges à prendre en compte.

II – Principes :

  1. Evaluation de la charge avec une des méthodes décrites dans les fiches précédentes.
  2. Ajout des charges des phases aval en utilisant les ratios décrits dans la suite.
  3. Ajout de la charge de gestion de projet.
  4. Ajout de la charge pour imprévus

III – Démarche : 

  1. Charge des phases aval (essentiellement MOA)
    1. Recette fonctionnelle : 20 à 30 % de la charge de réalisation + tests unitaires + tests d’intégration.
    2. Documentation utilisateurs (guide d’utilisation) : 5 % de la charge de réalisation + tests unitaires + tests d’intégration.
  2. Charge de gestion de projet :
    1. 10 à 20 % de la charge totale (charge initiale  + charge des phases aval)
  3. Provision pour imprévu :
    1. 10 à 20 % de la charge totale (charge initiale  + charge des phases aval + Charge de gestion de projet).