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La MOA - de l'amateurisme éclairé à la professionnalisation

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La MOA - de l'amateurisme éclairé à la professionnalisation

La Maîtrise d’ouvrage :

De l’amateurisme éclairé à la professionnalisation ou : « Cinq millions d’informaticiens et moa… et moa… et moa !!! »
Par Mauricette Fonctionnelle.


Aujourd’hui la quasi totalité des entreprises réalisent leurs projets Système d’Information dans une organisation « Maîtrise d’ouvrage – maîtrise d’oeuvre ».

C’est bien et cela fait actuel, pour ne pas dire moderne ou rock and roll. Mais en approfondissant un peu leur mode de fonctionnement, on s’aperçoit que dans leur esprit il ne s’agit dans de nombreux cas, que d’un simple glissement de vocabulaire : Maîtrise d’oeuvre = informaticiens, et maîtrise d’ouvrage = métier.

Rares sont les contrats de services signés en interne, rares sont les règlements pour services faits, rares sont les avenants ouvertement établis. Les projets lorsqu’ils aboutissent ont souvent fait l’objet de réduction d’objectifs, de dépassement de délais et de dépassement de budget. La gestion du projet se rapproche plus de l’odyssée, que de la contractualisation rigoureuse. Le chef de projet tient plus d’Indiana Johns que du manager professionnel et froid.

Ce monde où la rigueur l’emporte sur le romantisme échevelé, ce monde où la sécurité budgétaire est prioritaire sur l’aventurisme financier, ce monde est celui de la professionnalisation de la maîtrise d’ouvrage. UN PEU D’HISTOIRE !!! Au commencement le monde était divisé en deux : l’entreprise et le reste du monde. Un peu plus tard l’entreprise était à son tour divisée en deux : les informaticiens et les autres. Les autres que l’on nomma très rapidement « les utilisateurs » tant l’utilisation de l’informatique était inéluctable …. Ces deux populations avaient du mal à se comprendre.

Les informaticiens utilisaient un idiome où se mélangeaient allégrement des termes anglais et français, voire franglais, quant aux utilisateurs, leur parlé différaient d’une tribu à l’autre. Les comptables jargonnaient le comptable, les gestionnaires RH avaient leur propre patois, quant aux « gens du marketing » leurs borborygmes anglo-saxons ne leur permettaient pas toujours de se comprendre entre eux. Bref, nous étions revenus à l’époque de la tour de Babel. Mais, le destin fit que l’informaticien jouissait à l’époque d’une aura particulière. « Il est plus facile pour un informaticien d’être comptable que pour un comptable d’être informaticien » avait on coutume d’entendre dans les bureaux molletonnés, où les décideurs parlaient de l’avenir de l’entreprise sous l’oeil envieux de leurs secrétaires dociles qui allaient bientôt devenir des assistantes peroxydées. Fort de cette confiance, l’informaticien trouvait des solutions originales et souvent géniales, mais pas toujours comprises de l’utilisateur qui avait du mal à les mettre en oeuvre.

Il en découlait un mécontentement réciproque et certains décideurs rebelles décidèrent de snober leurs informaticiens pour se tourner vers des sociétés de services … et, le résultat fut … meilleur. Mais pourquoi ?

Tout simplement parce que la mise en place d’un contrat, et de règlements financiers cadraient mieux les flâneries des techniciens (« Pas livré… pas payé ») ainsi que l’imagination du métier (« Si y’a évolution y’a avenant »).

A partir de ce constat, les brillants esprits de l’informatique décidèrent d’appliquer ce système au sein de l’entreprise en décidant que les « utilisateurs » seraient les clients de l’informatique, que nous appellerons les Maîtres d’ouvrage et que les informaticiens seraient les fournisseurs de logiciel que nous appellerons pour faire plus simple : les maîtres d’oeuvre. Et voila… Le résultat de cette organisation ne fut certes pas catastrophique mais …. presque.

Les « utilisateurs » connaissaient parfaitement leur travail, mais n’étaient pas capable de le décrire pour qu’un informaticien ayant un QI raisonnable puisse comprendre. La réception des travaux (recette sic !!!) était un mystère, et les validations un piège dans lequel beaucoup refusaient de tomber.

Des tentatives de formation furent lancées et les pauvres utilisateurs eurent à subir les affres des cardinalités (multiplicités ?). De plus, ils faisaient leur « expression de besoins » sans être dégagé de leur travail quotidien… Trop … c’est trop ! Nous étions au bord de la crise de nerf !!!!! La révolte grondait….. Comment s’en sortir ? … « Mais bon sang… c’est bien sur !!!! ». Il suffisait de « professionnaliser » la maîtrise d’ouvrage.

En d’autre terme, de créer un nouveau métier avec des personnes qui sauraient réaliser une expression de besoin ou un cahier des charges, qui seraient capables de faire des validations de « spec » et des recettes fonctionnelles. Des pilotes qui sauraient aussi bien mener un projet qu’assurer une conduite du changement. (A suivre …) Mais c’est bien compliqué tout ça !

Quelle est la différence entre un besoin exprimé et un cahier des charges…. Vaut-il mieux penser le changement ou … changer le pansement ? Vous le saurez très bientôt en lisant les prochains articles.

Mais en attendant vous pouvez me contacter via la page contact de ce site en adressant votre message à l’attention de Bernard Leblanc.